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mercredi 25 février 2015

Un nouvel Horizon pour 2015


Demandez à n'import quel astronome amateur et il vous dira que voir Pluton est l'un de ses rêves les plus inavoués. En effet aucune des mission Voyageur n'avait fait le détour, car même si elles sont désormais bien plus loin que l'orbite de Pluton aucune d'elle n'est passé à proximité de la derniere planète du système solaire (n'en déplaise à l'association internationale d'astronomie).
Pour rappel cela fait maintenant neuf années que le voyage dans l'espace de  la sonde américaine New Horizons à commencer. Sortie d'hibernation en bonne forme le 6 décembre dernier, elle a commencé à mitrailler Pluton, l'ex-neuvième planète du système solaire, plus petite que la Lune, rétrogradée en planète naine. Une naine glacée qu'aucun engin terrestre n'a jamais visitée et qui forme avec le plus gros de ses satellites, Charon, un système planétaire binaire de deux corps orbitant autour d'un même point comme le ferait deux danseurs de valse.  La Nasa compte se servir des premiers clichés pour affiner la trajectoire de sa sonde qui doit frôler Pluton, à moins de 10 000 kilomètres de distance, vers la mi-juillet 2015.
Pourquoi aller sur Pluton ?
Pour les défis. La mission New Horizon c’est la première exploration de Pluton, première exploration d'une planète de type naine glacée, plus grande distance parcourue pour atteindre un objectif premier.
Pour la science bien sûr.  New Horizons poursuit des enjeux scientifiques de premier plan comme celui de permettre de mieux comprendre la formation et l'évolution du système solaire. C'est que Pluton et son compagnon Charon se trouvent au-delà de l'orbite de Neptune, dans une zone périphérique du système solaire appelée ceinture de Kuiper. Celle-là même d'où proviennent de nombreuses comètes périodiques dont la révolution est inférieure à 200 ans, comme la désormais célèbre "Tchouri", qu'escortent Philae et Rosetta. Or cette ceinture s'étendant dans une bande située entre 4,5 milliards et 8,2 milliards de kilomètres du Soleil serait constituée de fragments du disque de gaz et de poussières qui entourait initialement notre étoile, et à partir duquel la Terre, la Lune, les autres planètes et leurs satellites se sont formés. Soit rien de moins que des restes du matériau d'origine de notre système solaire.
Les moyens
Pour cela, la sonde New Horizons est armée de sept instruments, dont deux caméras, différents spectromètres et un détecteur de poussières spatiales.


Ceux-ci doivent notamment lui permettre :


  • d'établir une carte de la composition et des températures à la surface de Pluton et de Charon,
  • de caractériser la géologie et la morphologie de Pluton,
  • de dire si Charon possède une atmosphère et d'étudier celle de Pluton - la manière dont elle s'échappe et celle dont les particules de vents solaires l'affectent.

Une somme incroyable de données sera donc collectée, en particulier en juillet quand la sonde sera au plus près de Pluton et jusqu'en avril 2016. Après quoi, la Nasa a prévu d'envoyer sa sonde vers un ou deux autres objets de la ceinture de Kuiper. Le voyage de New Horizons vers les confins du système solaire sera sans retour.


 
Elle emporte avec elle les cendres de l'astronome américain Clyde William Tombaugh, découvreur de Pluton en 1930, décédé en 1997, qui souhaitait reposer à jamais dans l'espace.
 

mercredi 23 février 2011

Le telescope Vernes/Newton ?!

Normand Fullum, gagnant de plusieurs trophées à Stellafane pour sa finesse du travail, ainsi que du CAFTA pour design mécanique et innovation. Télescopes Normand Fullum vous présente sa ligne exclusive de télescopes sur mesure.
Dans une époque où la plupart des télescopes newtoniens semblent sortir d'un film de science fiction ou fait des restants d'une maison en onstruction, Télescopes Normand Fullum vous offre un télescope plaisant aux yeux. De style très jules Vernes, on peut dire que ce québecois à réinventer une certaine façon d'observer, de vivre et de partager une passion séculaire.




vendredi 3 décembre 2010

Pas de E-T mais une nouvelle vie quand même.

C’est officiel. La Nasa a tenu sa conférence de presse à 20h (heure française), au cours de laquelle les scientifiques ont confirmé la découverte d’une bactérie vivant d’arsenic en Californie, bouleversant les idées sur la vie terrestre.
Des chercheurs ont découvert au fond d’un lac de Californie, une nouvelle forme de vie : une bactérie qui est capable de se développer à partir de l’arsenic.
Cette bactérie est non seulement capable de survivre à ce violent poison naturel, mais elle en incorpore également des éléments dans son propre ADN, selon les travaux financés par la Nasa. Une découverte qui redéfinit ce que la science considère comme les éléments de base nécessaires au développement de la vie : le carbone, l’hydrogène, l’azote, l’oxygène, le phosphore et le soufre (voir notre article).
Felisa Wolfe-Simon, chercheuse en astrobiologie à l’Institut de géophysique américain, Ariel Anbar, de l’Université de l’Arizona et Paul Davies, un autre scientifique, avaient déjà publié en 2009 des travaux émettant l’hypothèse que l’arsenic puisse se substituer au phosphore dans des formes précoces de vie sur Terre.
Felisa Wolfe-Simon a donc voulu expérimenter cette théorie au Lac Mono, en Californie. Pourquoi cet endroit en particulier ? Simplement parce qu’il présente des taux élevés d’arsenic. La chercheuse a donc prélevé des sédiments, pour ensuite les mettre dans une bouteille contenant essentiellement de l’arsenic et très peu de phosphore.
La bactérie, appelée GFAJ-1, a survécu. Ariel Anbar a expliqué que cette bactérie était déjà connue. Cependant personne ne soupçonnait qu’elle était capable de se comporter de cette manière. En utilisant l’arsenic comme un bloc de construction, cette bactérie est une exception sur Terre.
Si la découverte d’une vie extra-terrestre est loin d’être à l’ordre du jour, cette découverte pourra avoir un intérêt en médecine. Et surtout, elle jette aujourd’hui les bases d’une nouvelle réflexion sur la vie et la science.

mardi 30 novembre 2010

Vie Extra-terrestre.

La Nasa doit tenir une conférence de presse aujourd’hui aux Etats-Unis pour annoncer "une découverte en exobiologie", science qui a pour objet d’étude des facteurs géo et biochimiques pouvant mener à l’apparition de la vie.

Sans doute, au vue des CV des scientifiques associés à cette découverte, s'agit il de la découverte d'Arsenic voir de Bactéries l'utilisant pour la photosynthèse. Bon je peux me tromper mais y a des chances... A suivre.

jeudi 4 novembre 2010

Afrique du Sud - Samedi 21 novembre dernier, aux alentours de 23 heures, les habitants de la province du Gauteng, en Afrique du Sud, ont pu observer une lumière aveuglante liée à la désintégration d'une météorite dans l'atmosphère terrestre. Un spectacle impressionnant, immortalisé par une vidéo.
Les habitants de Johannesburg et de Pretoria sont nombreux à avoir observé ce spectacle venu de l'espace. Les scientifiques du planétarium de Johannesburg ont rapidement lancé un appel à témoins pour essayer d'obtenir une vidéo de l'événement, et un enregistrement amateur a été posté mardi sur YouTube.
On y découvre un ciel nocturne nuageux, illuminé par une soudaine lueur puis par un flash aveuglant. "Nous avons vu une grosse boule de feu illuminer le ciel, comme en plein jour" ont déclaré les témoins de la scène.
C'est la désintégration de l'objet, ayant pénétré à très grande vitesse dans notre atmosphère, qui a entraîné ce phénomène lumineux.

jeudi 23 septembre 2010

Crash au décollage !


Hier soir à eu lieux le lancement de l'association d'astronomie de PSA Vesoul (A2PSAV pour les intimes). Après 5 minutes de vol ce que nos ingénieurs avaient prévue est arrivé, le CRASH. En effet seulement un touriste au rendez vous (devait rien avoir à la TV ce soir là ?). Alors on pourrait dire que nous avons sans doute commis des erreurs de communication ? Peut-être, ça doit être ça ! Quoi qu'il en soit dans la région, c'est plus les clubs de Velo et de Musculation qui fonctionnent que les clubs Cinéma ou Astronomie ! Après on en déduit ce que l'on veux.

jeudi 22 juillet 2010

Une future Hyper Nova ?

LONDRES (AP) — Une immense boule de gaz lumineux située dans la nébuleuse de la Tarentule pourrait être l'étoile la plus lourde jamais découverte jusqu'ici. Baptisée R136a1, elle a une masse équivalente à environ 265 fois celle du soleil et est également près de dix millions de fois plus lumineuse, ont annoncé mercredi des astronomes britanniques.
En utilisant des instruments du Très grand télescope (VLT) de l'Observatoire européen austral (ESO), "une équipe d'astronomes a découvert l'étoile la plus massive connue à ce jour avec une masse à la naissance supérieure à 300 fois la masse de notre soleil, soit deux fois les 150 masses solaires considérées actuellement comme la masse maximale pour une étoile", souligne l'ESO dans un communiqué.
L'étoile obèse, qui aurait pesé 320 masses solaires à la naissance, maigrit à mesure qu'elle prend de l'âge. Elle s'est déjà considérablement amincie au cours de son existence, souligne l'astrophysicien Paul Crowther, de l'université de Sheffield.
R136a1 se consume avec une telle intensité qu'elle est près de dix millions de fois plus lumineuse que le soleil. "Contrairement aux humains, ces étoiles naissent 'grosses' et perdent du poids en vieillissant", souligne M. Crowther. "R136a1 est déjà à la moitié de sa vie et a déjà subi un intense régime amaigrissant, perdant un cinquième de sa masse initiale pendant cette période, ce qui correspond à plus de cinquante masses solaires".
La géante a été découverte au centre d'un amas d'étoiles de la nébuleuse de la Tarentule, elle-même située dans le Grand nuage de Magellan, galaxie se trouvant à 165.000 années-lumière de notre Voie lactée.
M. Crowther et son équipe ont découvert plusieurs étoiles géantes, dont R136a1, présentées dans les "Comptes rendus mensuels de la Société royale d'astronomie" (MNRAS). D'autres étoiles peuvent être plus grandes, notamment les "géantes rouges", mais elles sont beaucoup moins lourdes.
Reste que R136a1 et les autres géantes découvertes sont des dizaines de fois plus grandes, et également plus brillantes et plus chaudes, que le soleil. Leur température en surface peut dépasser les 40.000 degrés Celsius, soit sept fois plus que le soleil.
Les étoiles massives se consument rapidement et meurent jeunes. "La plus grosse vit seulement trois millions d'années", précise M. Crowther. "En astronomie, c'est très bref". Leur courte espérance de vie et leur rareté -elles ne se forment que dans les amas d'étoiles les plus denses- sont deux des raisons qui expliquent pourquoi ces étoiles obèses sont si difficiles à découvrir.
Les possibilités de recherche pour les astronomes sont également limitées. Dans les amas trop éloignés, il n'est pas toujours possible de savoir si un télescope a repéré une étoile obèse ou deux plus petites situées à proximité l'une de l'autre.
Des astronomes n'ayant pas participé à l'étude ont salué ses résultats tout en avertissant qu'on ne pouvait exclure totalement que les chercheurs aient pu prendre deux étoiles très proches pour une seule, beaucoup plus grosse. "Ce qu'ils présentent comme une seule étoile massive pourrait en fait être un système binaire", note Mark Krumholz, de l'université de Californie.
Autre bémol, M. Krumholz et Phillip Massey, de l'Observatoire Lowell en Arizona, soulignent que le poids de l'étoile a été évalué à l'aide de modèles scientifiques qui ont fait l'objet de changements. Mais les deux astronomes jugent toutefois l'étude solide.
M. Crowther reconnaît que R136a1 pourrait avoir un partenaire. Mais, ajoute-t-il, ce compagnon serait alors probablement beaucoup plus petit, et n'aurait pas empêché l'étoile obèse d'avoir un poids considérable à la naissance, peut-être de 300 masses solaires au lieu de 320. AP

Sur le Net: www.eso.org/